Créer un plan pour fabriquer un tricycle demande plus qu’un simple croquis. La réussite du projet dépend de la géométrie, du choix des pièces, de la rigidité du cadre et de la cohérence entre l’usage visé et les moyens techniques disponibles. Les retours de constructeurs amateurs montrent tous la même chose : un tricycle maison peut être très satisfaisant, mais il réclame de la préparation.
Des projets documentés en France montrent des approches très différentes. Certains partent d’un vieux vélo et d’un cadre arrière soudé en acier, comme l’expérience relayée par Toysfab pour la Maker Faire Paris 2017. D’autres visent un tricycle couché de type tadpole avec deux roues avant de 20 pouces et une roue arrière de 26 pouces, comme sur VéloArtisanal. D’autres encore développent un tricycle plus robuste, destiné aux chemins, avec jantes de remorque 10 pouces, rotules M16, disques et étriers de frein, comme sur le projet de tricycle électrique publié en 2021 sur Autogire RC.
Le bon plan n’est donc pas seulement un dessin, c’est un ensemble de choix techniques cohérents. Cet article pose les bases pour concevoir un tricycle réaliste, sûr et compatible avec le budget.
Quel plan pour fabriquer un tricycle faut-il choisir ?
Le premier travail consiste à sélectionner une architecture. Beaucoup d’échecs viennent d’un plan mal adapté à l’objectif de départ. Un tricycle urbain, un trike couché de balade et un tricycle utilitaire n’ont ni la même géométrie, ni les mêmes contraintes.
Choisir entre tricycle classique, couché ou utilitaire
On distingue généralement trois grandes familles utiles pour un projet amateur :

- Le tricycle classique, proche du vélo droit, simple à comprendre et souvent plus accessible pour une transformation à partir d’un vieux vélo
- Le tricycle couché, apprécié pour son confort, sa stabilité et sa position de conduite, avec deux grandes configurations citées par les constructeurs, delta et tadpole
- Le tricycle utilitaire, pensé pour transporter une charge, avec un cadre renforcé et une priorité donnée à la robustesse
Sur le blog Constructionvelo, le trike est présenté comme appartenant à la famille des vélos couchés. Deux architectures y sont rappelées :
- Delta, 1 roue à l’avant et 2 roues à l’arrière
- Tadpole, 2 roues à l’avant et 1 roue à l’arrière
Le delta est souvent plus simple à imaginer lorsqu’on part d’un vélo classique. Le tadpole apporte souvent une meilleure sensation de stabilité dynamique et une assise plus valorisée dans les projets de loisir et de voyage. L’Air du Bois résume bien l’attrait du trike couché avec cette observation authentique : « Une forme remarquable avec deux roues à l’avant, une assise confortable, une très bonne stabilité même à l’arrêt et une vision dégagée pour le pilote, bref tous les éléments étaient réunis pour me donner l’envie de mettre le projet en route. »
Définir l’usage du tricycle avant de dessiner le plan
Le plan change fortement selon l’usage :
- balade sur route ou voie verte
- déplacements lents et démonstration
- transport d’un adulte ou d’un enfant
- usage nature et chemins
- version électrique plus lourde et plus coupleuse
L’exemple Toysfab est parlant. Le projet visait une machine festive pour la Maker Faire Paris 2017, avec une utilisation lente et à plat. Ce contexte a permis certains compromis, comme des adaptateurs imprimés en 3D jugés suffisants pour une démonstration, mais inadaptés à un usage intensif. À l’inverse, le projet de tricycle électrique d’Autogire RC annonçait un engin « assez costaud » pour des balades dans la nature, avec un moteur brushless de 3000 W en 48 V, des disques de frein et des composants de train avant plus robustes.
Avant de tracer le cadre, il faut donc fixer noir sur blanc :
- la vitesse visée
- la charge maximale
- le type de terrain
- la position de conduite
- le niveau de fabrication disponible, soudure, usinage, adaptation, impression 3D
Comment calculer les dimensions d’un tricycle ?
Un plan pour fabriquer un tricycle doit intégrer des cotes cohérentes dès le départ. Un cadre bien dessiné réduit les problèmes d’alignement, de chaîne, de direction et de tenue de route.
Calculer les dimensions du cadre et de l’empattement
Les dimensions dépendent du type de tricycle, mais quelques repères concrets reviennent souvent :
- largeur totale compatible avec les portes, garages et pistes cyclables
- empattement assez long pour la stabilité, sans nuire au rayon de braquage
- hauteur de selle ou d’assise adaptée au pilote
- position du boîtier de pédalier compatible avec la longueur de jambes
- entraxe arrière selon le moyeu utilisé
Sur VéloArtisanal, une réponse technique rappelle des standards utiles pour concevoir l’arrière du tricycle :
- 135 mm pour un moyeu à attache rapide
- 142 mm pour un axe traversant de 12 mm
- 148 mm Boost pour certains montages plus récents
Pour un projet amateur en transmission classique, 135 mm reste souvent la solution la plus simple et la plus facile à sourcer.
Dans un trike couché de type tadpole, un montage observé sur VéloArtisanal prévoit 2 roues avant de 20 pouces et 1 roue arrière de 26 pouces. Cette combinaison est fréquente, car elle offre une assise basse à l’avant tout en facilitant la transmission arrière et le franchissement léger.
| Élément du plan | Repère utile | Observation |
|---|---|---|
| Entraxe arrière | 135 mm | Standard courant pour transmission classique |
| Roues d’un tadpole courant | 20 pouces avant, 26 pouces arrière | Configuration relevée sur un projet de tricycle couché |
| Tube porteur acier | épaisseur au moins 1,5 mm | Conseil partagé sur VéloArtisanal pour un tube unique |
| Jantes de tricycle robuste | 10 pouces x 3,5 pouces | Configuration vue sur un projet électrique orienté balade nature |
| Table de soudure | 1 m x 0,60 m, acier 5 mm | Exemple d’atelier réel pour préparer la fabrication |
Anticiper le poids, l’équilibre et la maniabilité
Le centre de gravité est un point central dans le plan. Un tricycle mal équilibré devient vite fatigant ou piégeux en virage. Le poids se répartit selon l’architecture :
- sur un delta, l’arrière porte souvent davantage de charge
- sur un tadpole, l’avant doit gérer la direction, parfois le freinage principal, et une partie importante de la stabilité
Le poids final dépend aussi des matériaux et des équipements. Un projet électrique avec moteur 3000 W, batteries, disques, étriers, moyeux, fusées et rotules M16 ne se dessine pas comme un petit tricycle de récupération.
Le retour d’expérience de Constructionvelo rappelle aussi que le premier montage est rarement parfait : « J’ai pris pas mal de temps à le réaliser, il a pas mal de défaut et de toute façon il n’a pas survécu à la création de mon second trike. » Cette remarque est utile, car elle pousse à prévoir des marges de correction sur le plan, notamment pour l’angle de direction, la position de l’assise ou l’alignement de la chaîne.
Quels matériaux sont nécessaires pour un tricycle fait maison ?
Le matériau détermine la rigidité, la difficulté de fabrication, le coût et la possibilité de réparation. Pour un premier projet, l’acier reste souvent le meilleur compromis.
Sélectionner les tubes, platines et renforts
Les projets documentés convergent vers des solutions simples et robustes. Toysfab cite comme base :
- 1 vieux cadre de vélo
- 1 fourche de vélo
- 3 roues
- des tubes d’acier carré plié à froid 30 mm x 30 mm
- 1 tige filetée
- 2 roulements annulaires
Le cadre arrière y a été réalisé en soudant des tubes d’acier profilés. Cette option est logique pour un delta artisanal. Sur un projet de trike couché, certains préfèrent les tubes ronds en acier pour des raisons esthétiques ou de comportement mécanique, même si l’assemblage devient plus exigeant. Wattman l’exprime clairement sur VéloArtisanal : « J’aimerais le réaliser en acier, en tubes ronds même si ça risque d’être plus compliqué. »
Pour un tube porteur unique, le conseil partagé dans les échanges est de viser un gros diamètre avec une épaisseur d’au moins 1,5 mm. Cela ne remplace pas un calcul de structure, mais donne une base prudente pour un projet amateur.
À prévoir sur la liste matière :
- tubes acier ronds ou carrés
- platines de fixation
- goussets et renforts latéraux
- douille de direction ou pivot adapté
- pattes de roue et supports de frein
- supports de siège ou de selle
Quel type de roue utiliser pour un tricycle maison ?
Le choix des roues influence directement la hauteur du cadre, la transmission, le freinage et les efforts sur les axes.
Quelques solutions réalistes ressortent des projets existants :

- roues de récupération de vélo, économiques et faciles à trouver
- roues avant de 20 pouces, courantes sur les trikes couchés
- roue arrière de 26 pouces, pratique pour la transmission
- jantes de remorque 10 pouces, adaptées à un tricycle robuste ou motorisé
Le projet Autogire RC mentionne 2 jantes de remorque de 10 pouces, largeur 3,5 pouces, 4 trous, entraxe 100 mm, montées avec des pneus 10 pouces 450. Ce type de montage apporte de la capacité de charge, mais alourdit l’ensemble.
L’expérience Toysfab montre aussi qu’il faut vérifier les diamètres d’axe très tôt. Le projet visait au départ du 20 mm, mais les roues récupérées limitaient le montage à 13 mm. Une tige filetée M13 a été utilisée provisoirement, jugée trop faible car elle fléchissait sous l’effort. Le passage futur en M20 était envisagé avec des roues compatibles. Ce simple point rappelle qu’un bon plan doit lister dès le départ :
- diamètre d’axe
- type de moyeu
- compatibilité roulements
- type de fixation de roue
- charge prévue
Prévoir le cadre, l’axe arrière et la direction sur le plan
La phase de conception est celle qui fait gagner le plus de temps. L’Air du Bois insiste sur ce point dans son projet de vélo couché en bois : la réussite dépend d’une grosse phase d’observation et d’assimilation des points d’ingénierie à ne pas négliger dans la géométrie.
Définir les cotes du cadre et de la géométrie
Le plan doit montrer au minimum :
- vue de côté avec hauteur d’assise, angle de direction et position du pédalier
- vue de dessus avec voie avant ou arrière, empattement et position des roues
- points de fixation du siège, de la fourche, de l’axe et des freins
- renforts sur les zones de torsion
Sur un tricycle artisanal, la rigidité latérale est souvent sous-estimée. L’Air du Bois rappelle que le cadre subit des efforts variés et que la rigidité de l’ensemble ne doit pas être négligée. Cette remarque vaut autant pour le bois lamellé-collé que pour l’acier.
Sur un delta en récupération, le cadre arrière doit aussi tenir compte de l’axe et du mode de transmission. Toysfab a conçu un montage avec roulements annulaires et tige filetée traversante. Une roue était solidarisée par pression des boulons, l’autre montée sur un roulement à aiguilles pour faire office de roue libre et permettre un effet de différentiel en virage. Pour un usage lent, l’idée est ingénieuse. Pour un usage régulier, un axe plus dimensionné et un système éprouvé sont préférables.
Prévoir le système de direction et de freinage
La direction change selon la configuration :
- sur un tricycle classique ou delta simple, une fourche de vélo peut suffire à l’avant
- sur un tadpole, il faut un train avant plus élaboré avec pivots, fusées, biellettes et géométrie cohérente
Le projet électrique d’Autogire RC donne un aperçu du matériel nécessaire pour un avant plus sérieux :
- 2 moyeux
- 2 fusées
- 4 rotules M16
- 2 disques de frein
- 2 étriers
Ce type de liste montre qu’un plan de tadpole ne peut pas se limiter à un cadre principal. Il faut aussi documenter l’angle des fusées, les points d’ancrage des rotules, la course de direction et le rayon de braquage.
Pour le freinage, le minimum raisonnable dépend du poids final. Un petit tricycle de démonstration n’a pas les mêmes besoins qu’un tricycle électrique de balade nature. À mesure que la masse augmente, les freins sur jante deviennent moins convaincants et les disques prennent le dessus.
Faut-il souder le cadre pour fabriquer un tricycle ?
Dans la majorité des cas, oui. Un tricycle maison fiable repose souvent sur un cadre soudé, surtout si l’on part de tubes acier. Toysfab a assemblé son cadre arrière au Techshop par soudure de tubes d’acier profilés. Le projet de tricycle électrique prévoyait aussi un poste à souder polyvalent, un Stamos S-MTM-220 compatible MIG, MAG, TIG et MMA.
La soudure permet :
- une meilleure rigidité globale
- des assemblages plus compacts
- une liberté de géométrie
- une meilleure tenue dans le temps qu’un simple boulonnage sur zones fortement sollicitées
Le boulonnage peut garder une place utile pour :
- fixer le siège
- rendre démontable un accessoire
- monter certains supports secondaires
Un cadre intégralement boulonné reste possible, mais il faut alors compenser par des platines épaisses, des triangulations et un contrôle très strict des jeux. Pour un premier projet, un compromis réaliste consiste à faire souder la structure principale par un atelier ou un professionnel, puis à finaliser l’équipement soi-même.
Côté atelier, l’exemple Autogire RC montre aussi qu’un poste à souder ne suffit pas. Une table stable aide énormément. Le projet cite une plaque d’acier de 1 m x 0,60 m, épaisseur 5 mm, pour un poids de 24 kg. C’est une base intéressante pour maintenir les pièces et contrôler les alignements.
Comment adapter la transmission sur un tricycle ?
La transmission est souvent le point le plus délicat après la géométrie. Le plan doit montrer le chemin de chaîne, l’axe entraîné, les renvois éventuels et le comportement en virage.
Organiser l’implantation de la chaîne, du pédalier et de l’axe
Sur un tricycle issu d’un vieux vélo, le plus simple consiste à conserver au maximum :
- le boîtier de pédalier
- le pédalier
- la ligne de chaîne principale
- une roue motrice unique
Mais certains projets imposent des adaptations. Toysfab décrit une solution très artisanale :
- récupération de roulements annulaires
- passage d’une tige filetée dans les roulements
- solidarisation d’une roue
- montage de l’autre sur un roulement à aiguilles pour autoriser une roue libre en virage
- ajout d’un moyeu avec plateau au centre de la tige
- soudure de boulons au moyeu pour entraîner l’ensemble
Le même projet allait plus loin, puisque le pédalier devait aussi actionner un dispositif arrière sur vilebrequin, avec récupération d’un engrenage provenant d’un rideau mécanique de magasin pour créer un renvoi d’angle. Cette créativité est intéressante, mais elle montre aussi à quel point la transmission d’un tricycle peut devenir complexe si le plan n’est pas cadré.
Pour garder un projet fiable, mieux vaut prioriser :
- une ligne de chaîne la plus droite possible
- un nombre limité de renvois
- un axe dimensionné correctement
- des roulements compatibles avec les efforts latéraux et radiaux
- des composants standard faciles à remplacer
Comment fabriquer un tricycle à partir d’un vieux vélo ?
Partir d’un vélo existant reste la porte d’entrée la plus réaliste pour un projet DIY. Cela réduit le coût, facilite l’alignement du poste de pilotage et permet de récupérer de nombreuses pièces standards.
Choisir le vélo de base à transformer
Le bon donneur dépend du type de tricycle recherché. Pour un delta simple, un vieux vélo adulte en acier est souvent le meilleur candidat. Toysfab a récupéré chez Solicycle, atelier de réparation collaboratif et de réinsertion, un cadre, une fourche, trois roues et divers composants, mais aussi des conseils pratiques. Ce détail compte, car la réussite passe souvent par l’accès à un réseau de récupération et d’entraide.
Constructionvelo mentionne aussi l’achat d’un vélo suspendu sur Leboncoin pour lancer un premier trike, en présentant la plateforme comme une vraie mine d’or pour les bonnes affaires. Pour un projet de transformation, les cadres acier sont généralement plus simples à modifier que les cadres aluminium.
Quelques critères de sélection :
- cadre sain, sans corrosion structurelle
- fourche droite et compatible avec les roues prévues
- boîtier de pédalier standard
- roues ou moyeux récupérables
- géométrie simple à reprendre
Identifier les pièces à conserver et celles à modifier
Sur un vieux vélo, les pièces souvent conservées sont :
- le cadre avant ou une partie du triangle principal
- la fourche
- le jeu de direction
- le boîtier de pédalier
- le pédalier
- certains freins ou leviers
Les pièces à modifier ou à fabriquer sont souvent :
- le cadre arrière
- l’axe de roues arrière pour un delta
- les supports de frein
- le système de tension ou de guidage de chaîne
- le siège ou la selle selon la configuration
Le principal piège se situe dans les incompatibilités de diamètre. Toysfab a dû fabriquer des adaptateurs en impression 3D à cause des écarts entre moyeux, axes et roulements. Pour une démonstration lente, cette solution a tenu. Pour un usage routier durable, mieux vaut rechercher des standards cohérents dès l’achat des pièces.
Adapter le plan aux pièces disponibles et au budget
Un plan parfait sur papier peut devenir irréaliste si les composants sont difficiles à trouver ou hors budget. Les meilleurs projets amateurs avancent souvent par compromis intelligents.
Le témoignage de Wattman illustre bien cette réalité : « J’ai pour projet de réaliser un tricycle couché de type tadpole (deux roues à l’avant de 20″, une à l’arrière de 26″). » Puis : « merci pour ta réponse, je continue à rassembler les pièces et le matériel et je posterai dès qu’il y aura eu une avancée significative !😄 » Cette phase de collecte n’est pas accessoire, elle fait partie du projet.
Le regard de la communauté compte aussi dans ce type de fabrication. Sur le même échange, JMPAl écrit : « Bonjour Wattman, hâte de voir la suite de ton projet. » Cela rappelle qu’un plan de tricycle se nourrit souvent d’avis, de corrections et de comparaisons avec d’autres réalisations.
Combien coûte un plan pour fabriquer un tricycle ?
Le coût varie énormément selon la méthode :
- plan maison, coût faible sur le papier, mais temps de conception important et risque d’erreurs plus élevé
- plan acheté, investissement initial modéré à moyen, utile pour gagner du temps sur la géométrie
- copie d’un montage existant, économique, mais demande une bonne capacité d’adaptation
VéloArtisanal mentionne un projet inspiré d’un plan acheté sur un site américain spécialisé dans le DIY de vélo couché. Cette option peut faire gagner du temps si l’on vise un tadpole technique.
Pour le budget global de fabrication, voici un ordre de lecture réaliste :
| Poste de dépense | Version économique | Version plus aboutie |
|---|---|---|
| Plan | croquis personnel ou inspiration gratuite | plan payant spécialisé |
| Cadre donneur | récupération ou occasion | pièces neuves ou spécifiques |
| Roues et moyeux | récupération vélo | moyeux, fusées, jantes dédiées |
| Transmission | composants vélo standards | adaptations complexes, axe spécifique |
| Freinage | freins récupérés | disques et étriers neufs |
| Fabrication | atelier partagé, récupération | poste à souder, table, consommables |
Le vrai coût dépend moins du dessin lui-même que du niveau d’exigence du tricycle final. Toysfab notait déjà qu’un tel engin coûte « une fortune » sur internet. C’est souvent vrai pour les trikes finis, surtout couchés ou spécialisés. Fabriquer le sien peut donc avoir du sens, à condition d’accepter le temps de mise au point.
Le meilleur plan pour fabriquer un tricycle n’est pas forcément le plus ambitieux. Un montage cohérent, basé sur des pièces standard, un axe correctement dimensionné, une géométrie simple et un usage bien défini a beaucoup plus de chances d’aboutir. Pour un premier projet, partir d’un vieux vélo, choisir l’acier, conserver une transmission sobre et prévoir des possibilités de réglage reste la stratégie la plus efficace. La progression la plus rentable consiste souvent à construire une première version fonctionnelle, puis à améliorer le second tricycle avec l’expérience du terrain.





